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Post date
Feb 22, 2020
Rs 3 milliards seront mises à la disposition des entreprises mauriciennes pour les aider dans leur transformation vers des activités bas carbone, et ce sur une période de trois ans et à des taux préférentiels. C’est entre autres ce qu’a annoncé le Deputy Chief Executive de la MCB, Raoul Gufflet, lors de la conférence sur le climat tenue le 5 février dernier au Caudan Arts Centre, à Port-Louis.
Cette annonce chiffrée en dit long sur la place que le changement climatique et ses effets néfastes sur notre économie occupent parmi les préoccupations de la MCB. Il y a deux raisons à cela, explique Raoul Gufflet : la MCB « veut être un acteur financier exemplaire et veut faire de Maurice le laboratoire de la nouvelle économie climatique ».
Le Deputy CEO explique cela par le fait que la MCB, en tant que première banque de Maurice, « a toujours accompagné les grandes orientations économiques de l’île, que ce soit le tourisme, le textile, la zone franche, la canne ou l’énergie ».
Est maintenant venu le temps d’accompagner une autre transition. Celle de notre économie en une économie sobre en émissions carbone, essentielle si l’on veut contenir le réchauffement climatique à +2° C, comme Maurice en a d’ailleurs pris l’engagement à travers le protocole de Kyoto et l’accord de Paris.
En effet, contenir le réchauffement climatique à des proportions « gérables » veut dire émettre le moins de carbone possible. À travers le rapport lancé lors de la conférence sur le climat, la MCB vient dire à la communauté des affaires qu’il est non seulement possible de continuer à grandir tout en émettant moins de gaz à effet de serre, mais qu’elle s’engage aussi à financer cette transformation en mettant « notre capacité d’action au service de l’émergence d’une économie climatique », de même que Rs 3 milliards à la disposition des entreprises.
Pour montrer la voie, la MCB prend l’engagement de devenir neutre en carbone. On y parvient lorsqu’on a réduit son empreinte carbone et compensé les émissions qui n’ont pu être réduites. Cela passera notamment par le développement d’un marché régional de la compensation carbone, qui consistera en la réhabilitation des ressources naturelles — soit mangroves, forêts et sols agricoles — et le développement des puits de carbone technologiques.
La MCB souhaite aussi promouvoir un système économique zéro charbon. La production d’électricité par les centrales à charbon représente à elle seule environ 30 % des émissions de Maurice. Et donc, la neutralité carbone — au niveau national comme mondial — passe par la fin de l’exploitation du charbon. Cet engagement représentera un manque à gagner considérable pour l’entreprise, engagée actuellement à hauteur de USD 100 millions en activités de financement du charbon dans le monde et à Maurice, représentant 0,8 % de ses actifs totaux.
Ainsi, la banque s’engage à ne soutenir aucun nouveau projet de centrale à charbon à Maurice ou à l’international et « à se désengager du financement des centrales à charbon existantes ». Cela passera par un « dialogue avec nos clients pour trouver des alternatives plus écologiques pour la production d’énergie », rassure Raoul Gufflet.