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Post date
Dec 6, 2024
Interviewer Eyad Ali Muhammad Bheenick est un exercice particulier. À peine vous laisse-t-il en placer une. “N’allez pas dire que je ne vous avais pas prévenu. Quand je me mets à parler, c’est difficile de m’arrêter. J’ai toujours beaucoup de choses à dire et, surtout, j’aime avoir le dernier mot”, rigole celui qui a brillamment représenté le collège Dr Maurice Curé lors du Deba Klima, une initiative de la MCB en collaboration avec le Rajiv Gandhi Science Centre.
Il faut dire que ce jeune habitant de Closel, en banlieue de Phoenix, est le digne fils de son père Bashir, lui-même nommé meilleur orateur du collège Saint-Joseph à trois reprises à son époque. “Vous n’allez sans doute pas me croire, mais ce détail, je l’ignorais ! Ce n’est que récemment, en marge du Deba Klima, que j’ai appris qu’il excellait lui aussi dans les débats intercollèges”, raconte Eyad, tout en reconnaissant la grande influence du paternel dans son cheminement. “Si papa ne m’a jamais forcé à suivre sa voie, il n’empêche qu’il a été un excellent accompagnant en me guidant et en me recadrant quand nécessaire… Je lui dois beaucoup. On va dire que l’élève essaie maintenant de surpasser le maître même si ce n’est pas gagné !”
Eyad Bheenick, qui a fêté ses 18 ans cette année, faisait équipe avec Sahil Roopun et Ayush Erkadoo. Si la victoire n’a pas été au rendez-vous, il n’empêche que cette première cuvée masculine du collège Dr Maurice Curé a marqué les esprits avec des arguments et des contre-arguments qui ont souvent déstabilisé leurs adversaires.
Deuxième des trois intervenants de son équipe, Eyad a séduit les membres du jury par la facilité déconcertante avec laquelle il est parvenu, dans certaines situations, à repousser les arguments de certains de ses adversaires. “Le deuxième intervenant a une lourde responsabilité. Il ne s’agit pas, pour lui, de maîtriser les contours de la langue mais, prioritairement, d’avoir l’art de convaincre. Cela demande une grosse préparation préalable, une faculté à anticiper et à penser rapidement”, confie le jeune garçon.
Ce qui lui plaît le plus dans les débats, c’est l’esprit d’opposition, ce besoin de contredire systématiquement l’adversaire et de démolir ses arguments en sortant la carte inattendue. “C’est ni plus ni moins qu’un jeu d’échecs. Il faut rester calme et serein en toutes circonstances, ne surtout pas stresser et laisser les émotions prendre le dessus”, explique Eyad, qui reconnaît son grand intérêt pour la culture générale et ce besoin fondamental de toujours poser des questions.
Si on pourrait penser qu’Eyad Bheenick a une carrière toute tracée le menant vers le droit ou vers le journalisme, le principal intéressé surprend : “Pour mes examens de fin de cycle, j’ai opté pour le design, la physique et les mathématiques. J’aime les langues mais ma vraie passion reste le bricolage. Si Dieu le veut, j’espère pouvoir décrocher un diplôme en ingénierie mécanique, avec la possibilité un jour, pourquoi pas, d’ouvrir mon propre garage...”
Par ailleurs, Eyad espère aussi pouvoir devenir un grand violoniste. Parce que, oui, on l’avait oublié, ça fait un moment qu’il est tombé amoureux de cet instrument “imposant et majestueux.” Et quand on lui demande de nous en dire un peu plus, il nous parle volontiers des compositeurs Fritz Kreisler ou encore Dmitri Chostakovitch. De quoi nous mettre hors-jeu. On vous l’a dit : ce garçon est surprenant…